TUNISIE : L’UTAP MET EN GARDE CONTRE L'AGGRAVATION DE LA CRISE

TUNISIE : L’UTAP MET EN GARDE CONTRE L'AGGRAVATION DE LA CRISE


01/04/2016

« Le gouvernement est appelé à réagir afin de sauver la filière laitière », a exigé l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche
(UTAP) par la voix de son vice-président, chargé de la production animale, Omar Behi.
« Cette filière est en crise d’autant plus des dizaines des milliers de litres de lait sont détruits quotidiennement par les centres à cause de la surproduction », a-t-il expliqué dans une déclaration à Africanmanager affirmant qu’il s’agit d’un un vrai gâchis.
Omar Behi a dans ce cadre tiré la sonnette d’alarme contre l’aggravation de la situation surtout au cours de la prochaine période, considérée comme période de haute production.
Cela nécessite, selon ses dires, une mobilisation des autorités en place dans cette phase marquée par l’inadéquation entre la production de lait et la capacité de traitement des centrales industrielles. « Il est temps de prendre les mesures nécessaires, sinon ce sera la catastrophe », a affirmé le vice-président de l’UTAP avant de passer en revue ses estimations par rapport à la période de lactation (février et mars 2016).
D’après lui, la production journalière de lait devrait atteindre 2.9 millions de litres au cours des mois prochains alors que les stocks disponibles sont estimés à 54 millions de litres au point que plusieurs centrales se sont trouvées incapables d’en recevoir davantage.

Le renforcement de l’industrie de séchage est une obligation

Pour remédier à cette situation, Omar Behi a proposé le renforcement de l’industrie de séchage essentiellement à travers l’activation de l’unité de séchage sise à Mornaguia dont le démarrage était prévu pour le 4 août 2015 .
« C’est une mesure importante qui permettrait non seulement de renforcer les moyens de régulation de la filière, mais aussi de réduire les importations de lait en poudre utilisé dans diverses industries», a t-il remarqué.
Une autre solution est préconisée, celle du recours du gouvernement à l’achat d’une autre quantité de lait, soit 20 millions de litres de lait de façon à alléger la charge de stockage des centrales laitières.
« Le gouvernement devrait acheter cette quantité de lait pour la distribuer dans es écoles et les foyers », a-t-il proposé. Il est à rappeler que le gouvernement a donné en septembre dernier, son accord pour l’achat de 10 millions de litres..Jusqu’à ce jour, seulement 5 millions de litres de lait ont été achetés.
L’appel du vice-président de l’UTAP vient à un moment où les mouvements de protestation de plusieurs producteurs de lait se sont multipliés en raison de l’inadéquation entre l’offre et la demande.
C’est le cas des producteurs de lait à Jendouba qui ont protesté ces derniers jours, en déversant leur produit devant le siège du gouvernorat, invoquant le fait que autorités n’ont pas encore trouvé de solution à ce problème.
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Source : http://africanmanager.com/
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